Jeudi 15 août : un jour qui a changé ma course.
Alors que je courais tranquillement à La Tour-de-Peilz, Thomas m’a abordée. Sur le moment, je pensais qu’il venait me demander une glace, car j’étais juste à côté d’un stand de glace, en train de boire de l’eau. Après une brève confusion, j’ai réalisé qu’il voulait parler… de course à pied ! Nous avons discuté de nos objectifs respectifs, et il m’a invité à rejoindre le groupe de running du club le dimanche matin.
J’étais hésitante : y aller seule me stressait un peu, mais j’ai pris cela comme une opportunité de sortir de ma zone de confort.
Quelques semaines plus tard, Thomas m’a partagé son projet de devenir coach. Même si nous nous connaissions peu à ce moment-là, il m’a proposé de m’entraîner pour mon semi-marathon. Ce partenariat était gagnant-gagnant : il testait ses méthodes, et moi, je bénéficiais d’un programme personnalisé avec un suivi de qualité.

Le Programme : Une Nouvelle Routine
24 août : place au concret. Thomas a élaboré un programme d’entraînement sur mesure, adapté à mes disponibilités, mes préférences alimentaires, et mon quotidien. Rapidement, il m’a conseillé d’investir dans une montre Garmin – mon premier outil de « pro » – et de télécharger Nolio, une application simple pour suivre mes entraînements. Tout était synchronisé : mes données allaient directement à Thomas, et je lui faisais des retours vocaux sur mes sensations.
Avec ce programme, une routine s’est installée :
Lundi ou mardi : séance de seuil ou fractionné.
Mercredi ou jeudi : renforcement ou endurance.
Samedi ou dimanche : une sortie longue.
Cette structuration était nouvelle pour moi, mais elle m’a vite séduite. Je me retrouvais même à courir sous la pluie, à affronter le froid ou des séances intenses, toujours avec le sourire. Ce qui changeait tout, c’était d’avoir un coach qui croyait en moi.
Les Défis et les Petits Triomphes
Les semaines passaient, et je voyais des progrès : une meilleure gestion de mes allures, une compréhension plus fine de mon corps, et même une motivation intacte en vacances. Les entraînements avec Thomas, souvent au bord du lac ou sur piste, rendaient l’expérience encore plus agréable. Je sentais que je devenais capable d’atteindre mon objectif : passer sous les 2 heures au semi-marathon.
Mi-septembre, un petit accroc : des douleurs au genou. Immédiatement, Thomas a ajusté le plan, réduisant la course et intégrant plus de renforcement musculaire et du repos. En même pas deux semaines, la douleur avait disparu. Cette période m’a permis de réaliser l’importance d’équilibrer mes muscles pour éviter les blessures, de bien boire, manger et surtout dormir.
Un aspect important de ma guérison a aussi été de changer mes chaussures, qui avaient plus de 5 ans… Il y a un super magasin à La Tour de Peilz qui offre une analyse de vos pieds et de votre façon de courir lorsque vous achetez une paire. Après l’essai de plusieurs modèles j’ai trouvé la paire parfaite !
Sans Thomas j'aurais négligé tous ces petits détails.

La Préparation Finale
Avec octobre est venue la découverte des gels. Une révélation ! Nous avons testé plusieurs marques et affiné la stratégie pour que mon corps s’habitue. Ces petits ajustements ont fait une grande différence lors des longues sorties.
La date approchait, et bien sûr, le stress montait. Mais grâce à la préparation et au soutien de Thomas, j’étais prête.
Le Jour J : Une Expérience Inoubliable
Réveil à 6h après une nuit de sommeil correcte. Après un bon petit-déjeuner, je me suis préparée : tenue adaptée, compresses aux mollets, et un échauffement dynamique malgré la pluie et une température fraîche de 10°C.
Mon objectif ? Suivre le pacer sub 2h.
Résumé de la course :
Départ contrôlé : rythme progressif, sensations faciles.
Km 7 : un premier gel au bon moment, coup de boost immédiat.
Km 11 : je trouve mon rythme, avec une belle accélération progressive.
Km 13 : je sens que je suis en train de faire un super temps, les encouragements de la foule me motivent énormément et je surkiffe simplement !
Km 15 : léger coup de mou, un deuxième gel me redonne l’énergie nécessaire.
Km 18 à 21 : la fatigue se fait sentir, mais l’enthousiasme du public et la motivation personnelle m’aident à finir en beauté.
Résultat : un super chrono, mon premier réflexe a été d’appeler Thomas et de lui partager ma joie et ma reconnaissance. Je suis trop contente de lui annoncer que j’ai réussi à faire 1h52 !! J’ai l’impression qu’on a accompli ce chrono à deux. Je suis infiniment reconnaissante de l’opportunité que j’ai eu.
Conclusion
Ce semi-marathon n’était pas qu’une course, c’était une aventure. J’ai appris à me dépasser, à écouter mon corps, et à sortir de ma zone de confort. Grâce à Thomas et à son coaching, j’ai progressé, découvert des astuces précieuses, et vécu une expérience mémorable.
Si vous hésitez à vous lancer, croyez-moi : avec un bon encadrement et de la détermination, tout est possible. Votre prochaine grande aventure pourrait commencer dès aujourd’hui.
